Les COV sont des complexes organiques volatiles qui peuvent être produit par les arbres et la majorité des plantes. Ils sont biosynthétisés au niveau de cellules spécialisées. Les complexes organiques volatiles sont une forme de langage végétatif. Silencieux à nos sens, mais très efficace. Ils ont plusieurs fonctions comme d’assurer la défense des arbres contre les phytophages, pour augmenter leur chance de reproduction (signal d’attraction pour les pollinisateurs) ou influer sur les précipitations (selon une étude d’Antonio Nobre de l’Instituto Nacional de Pesquisas da Amazônia, les COV oxydés dans l’atmosphère agissent comme nucléus ( noyau de condensation sur laquelle la vapeur d’eau contenue dans l’air se dépose pour former une gouttelette) pour l’humidité atmosphérique, formant des aérosols organiques secondaires), etc.

 

Ces composés sont principalement des terpénoïdes ; hydrocarbures naturels, des composés qui fournissent odeurs et flaveurs aux aliments.

 

Dans de nombreux cas ces terpènes sont modifiés dans la plante pour produire des phytoalexines, qui sont des formes naturelles de substances anti-fongiques et anti-microbiennes que l’on trouve dans de nombreuses plantes. On connaissait déjà les acacias ou encore les peupliers capables d’empoisonner de manière massive les ruminants qui les broutent, mais c’est surtout envers les insectes que les arbres regorgent de stratégies en matière de défense. Certaines plantes se sentant attaqué par des larves de types broyeurs alertent les prédateurs naturels de leur agresseur à la rescousse.

 

Depuis plus d’une trentaine d’année, il est scientifiquement admis que les arbres et les plantes en général communiquent par l’air ou voie aérienne. Ils produisent des molécules qu’ils se transmettent, comme les insectes font par le biais de leur phéromone, ou comme nous quand nous transmettons des informations par ondes radio ou cellulaire ou par la bonne vieille poste, etcCe fait fut constaté scientifiquement sur les aulnes glutineux (Alnus Glutinosa) grâce à l’équipe de recherche de l’Université de Radbout en Hollande. Quand ils sont alertées par leurs congénères, les aulnes sains renforcent leurs moyens de défense étant ainsi moins attrayants pour les phyllophages.

 

Sous nos pieds il existe aussi une communication plus discrète, car souterraine. C’est en 2010, grâce à l’équipe de Yuan Song que cela a été prouvé sur la tomate. Lorsque le plant de tomate se prédispose au processus de la maladie, il transmet de l’information de cette faiblesse préparant ses confrères et consœurs à un renforcement de leur système de défenseNe se contentant pas que de communiquer avec leurs congénères, les arbres sont capables d’interagir avec d’autres espèces. Ils peuvent attirer insectes et oiseaux de transporter leurs pollen moyennant quelques gouttes de nectar.

 

Le Symposium de la Foresterie Urbaine